La schizophrénie est répertoriée comme étant une maladie mentale se formant en général à la sortie de l’adolescence. Cette maladie a pour caractéristiques d’une interprétation erronée du monde réel avec d’autres individus, pouvant amener à des comportements et discours étranges, parfois même irréels.

L’origine du mot schizophrénie provient du grec « σχίζειν » (schizein) qui signifie “fractionner” ainsi que de « φρήν » (phrèn), désignant l’esprit. Le sens du mot fractionner doit être compris comme un fractionnement de l’esprit avec notre monde réel et non pas comme une dissipation de l’esprit en un tas de petits morceaux. Ainsi, la schizophrénie ne doit en aucun cas être associée avec le phénomène de personnalités multiples, qui lui concerne le problème d’identité multiples. La comparaison et l’association sont malheureusement pourtant courantes, et le terme schizophrénie (ou ses dérivés) est trop de fois utilisé sans aucun fondement, comme dans la presse ou le cinéma, afin d’exposer une personne aux multiples facettes ou antagonistes ou un tiraillement entre des propos contradictoires.

Aujourd’hui, les causes mises en avant pour expliquer cette maladie sont multiples : la schizophrénie peut être d’ordre génétique, environnemental, psychologique,neurobiologique et encore social, malgré tout, ces facteurs sont encore largement incompris. Tout de fois, l’évolution de la maladie est elle aussi pas totalement comprise.

Lorsque la maladie se déclare,  les premiers symptôme seraient un sentiment d’étrangeté, de drôles intérêts, ésotériques, voire une impression d’être sans cesse persécuté, ceci se termine à la mise en place d’un délire paranoïde. On retrouve une désorganisation de la pensée et du discours. Dans 20 à 30% des cas, la personne peut être victime  d’hallucinations, surtout auditives. Des voix imaginaires (souvent les mêmes), s’adresseraient au malade afin de prendre le commande sur ses actes et ses choix. La schizophrénie mène aussi à des dysfonctionnements cognitifs, sociaux et comportementaux qui évoluent avec des phases aiguës, et des phases quasi asymptomatiques.

Afin de diagnostiquer la maladie, les médecins se fondent sur l’observation du comportement et sur les symptômes rapportés par le patient. À ce jour, aucun examen supplémentaire permet d’affirmer le diagnostic. L’association de plusieurs symptômes observés chez les patients vivant avec une schizophrénie ont ouvert un débat afin de comprendre si elle représentait une seule et même maladie ou au contraire plusieurs syndromes distincts. Le temps de diagnostique permet aussi de supprimer d’autres pathologies neurologiques et psychiatriques.

La schizophrénie peut évoluer selon . Cependant, les patients atteints de schizophrénie souffrent souvent d’autres maladies psychiatriques : dépression,troubles anxieux, addictions (50 % des cas environ). L’espérance de vie des personnes touchées est ainsi estimée inférieure de 12 à 15 ans à l’espérance de vie moyenne, à cause du risque plus élevé de problèmes de santé (lié à la pathologie et/ou à son traitement) et d’un plus fort taux de suicide (environ 5 %).

La schizophrénie a une prévalence globale d’environ 0,3-0,7 %

La schizophrénie est couramment traitée par la prise de neuroleptiques. Ces médicaments agissent sur les récepteurs de la dopamine et parfois de la sérotonine. La psychothérapie et la réhabilitation sociale font également partie de la prise en charge et est accompagnée d’une réinsertion sociale et professionnelle du patient. Dans les cas les plus sévères – lorsque l’individu présente un risque pour lui-même ou pour les autres –, une hospitalisation sans consentement peut être nécessaire. De nos jours les hospitalisations sont moins longues et moins fréquentes qu’elles l’étaient auparavant7. Cependant, seule une petite minorité de personnes souffrant de troubles mentaux adopte un comportement dangereux pour les autres.

Le plus courent, les patients sont leurs propres victimes, de leurs agissements, de leur entourage ou encore de notre société (discrimination à cause de la maladie et/ou des complications du traitement, difficultés de logement, précarité économique, isolement, désengagement des aides sociales, etc.). Dans certains cas, afin de compenser les difficultés liées à la maladie même traitée dans l’insertion sociale ou professionnelle, il est possible à la personne souffrant de schizophrénie de bénéficier d’une reconnaissance du handicap : on parle alors de handicap psychique.

1 commentaire
Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Dans la même catégorie

Le secret des horribles exécutions de la Tour de Londres

La tour de Londres, construite il y a 900 ans par Guillaume le…

Les têtes miniatures maudites d’Hexham

Dans la petite ville d’Hexham en Angleterre dans les années 1972, deux…

Super-héros : Quand les comics deviennent réalité

Stan Lee est aujourd’hui considéré comme étant l’un des plus grands hommes…

Londres : le mystère du brouillard tueur de 1952 enfin résolu

En 1952, un épais brouillard s’abat sur la capitale Britannique et tue…